Notre rénovation d’octobre

Nous disions notre aspiration à une double reconstruction par le projet et par les pratiques, dans les idées comme dans les comportements. Elus, secrétaires nationaux, militants de trente et quarante ans, nous revendiquions le droit de l’ouvrir et le devoir d’agir. De nombreux camarades, venus de tous les horizons du Parti, se sont retrouvés dans cette aspiration à « changer d’air ».

A la rénovation démocratique du PS, nous donnions plusieurs visages : le non cumul des mandats, l’organisation d’une primaire présidentielle, des règles de conduite repensées. Faisant écho à sa lettre aux militants adressée en juillet, le discours de notre Première secrétaire à la Rochelle, ses engagements clairs, son choix de consulter les adhérents le 1er octobre prochain, sont à nos yeux décisifs. Au-delà des évolutions positives qu’elles peuvent rendre possibles, les annonces de Martine Aubry préfigurent l’indispensable réconciliation socialiste : entre générations, entre sensibilités, entre sympathisants et militants, direction nationale et représentations locales, entre nos traditions et notre ambition, le dedans et le dehors, hier et demain.

Les interrogations, les résistances voire les réticences existent. Parce que nous ne les sous-estimons pas, nous jugeons utile de réaffirmer plusieurs principes et de préciser le sens que nous souhaitons donner à la rénovation d’octobre.

Nous avons grandi, muri dans un parti nostalgique du siècle dernier. Chacun d’entre nous a pu entendre le récit de ces grands congrès, électriques, idéologiques, qui ont rythmé l’histoire du PS. Les oppositions structuraient le parti en courants. Mais ce même parti était aussi capable de faire émerger des cadres de grande qualité dans chacune de ses fédérations, de conjuguer l’expérience des aînés et l’enthousiasme des générations nouvelles qu’il fallait préparer à l’exercice des responsabilités locales et gouvernementales. Ancré dans la question sociale et déterminé à faire reculer les inégalités, le PS était également perméable aux mouvements de la société civile, à son aspiration à une plus grande autonomie. Tout cela a été possible, tout cela l’est encore, dans des formes et selon des modalités inédites.

De cette histoire, nous avons le respect mais pas la nostalgie. Nous n’avons connu ni ce parti mythique, ni ce monde bipolaire qu’il voulait changer. Nous ne gouvernions pas quand le mur de Berlin s’est effondré. Nous sommes la génération de tous les après : après-Tchernobyl, après-Yalta, après-11 Septembre, mais aussi après-21 avril, après-subprimes, après-pétrole. Nous sommes dans notre époque, sans fascination, souvent avec indignation, toujours avec envie d’agir. En ce 150ème anniversaire de la naissance de Jaurès, unificateur des mouvements socialistes, nous faisons avec le réel tel qu’il est pour bâtir le monde comme nous voudrions qu’il soit.

Samedi 12 septembre, se déroule le Conseil national du Parti socialiste. Il sera le point de départ du chantier de la rénovation de nos pratiques. Suivront le vote des militants du 1er octobre sur le questionnaire fixant la feuille de route de la direction, puis un congrès extraordinaire de modification des statuts après les élections régionales. Afin d’éclairer ces rendez-vous importants et de contribuer à en faire des succès collectifs pour enclencher une dynamique de victoire en 2012, comme doivent le faire honnêtement des vigies de la rénovation, le collectif « Changeons d’air » a souhaité adresser à la Première secrétaire sa contribution à la réflexion.

Le non cumul comme moyen, une politique de ressources humaines comme besoin

Afin de constituer un vivier de talents pour combattre la droite, le PS doit retrouver sa capacité à détecter et promouvoir, à chaque niveau, les meilleurs, en son sein comme dans sa proximité. François Mitterrand avait permis l’éclosion des « sabras » en vue de l’alternance de 1981. Lionel Jospin a rendu possible l’émergence d’une génération en 1997. Il est vital pour le PS de préparer l’avenir. C’est pourquoi nous nous prononcions, dès l’été, pour le non cumul, le renouvellement, la diversité. Il ne s’agit nullement de participer à la campagne démagogique que mène la droite contre nos élus qui agissent dans les territoires – et contre nous-mêmes, qui nous sommes soumis au suffrage universel. Au contraire, il s’agit d’être fidèles à notre histoire et à notre ambition : approfondir toujours davantage la démocratie en permettant une représentation diverse de la population.

Soyons fiers de notre histoire : ce sont les socialistes qui ont porté la décentralisation (1982), la limitation du cumul des mandats (1985), la parité (1997). Ne nous laissons pas voler notre héritage par ceux qui ont combattu ces avancées et, surtout, allons plus loin !

Le PS est une social-démocratie d’élus, c’est l’une de ses singularités historiques au sein de la social-démocratie européenne. Y parler du non cumul revient à parler d’athéisme dans une église… Il faut dire la vérité : le non cumul n’est pas une fin en soi, qui agirait comme un couperet, sommant du jour au lendemain nos élus d’abandonner leurs mandants et le mandat qui leur a été confié par les électeurs. Une démocratie a ses temps fixés par ses règles. C’est une perspective qu’il faut réaliser graduellement, mais intégralement d’ici 2012. C’est un engagement à prendre et à respecter ensemble. Et d’abord en ne mêlant plus présidence d’un exécutif territorial et mandat parlementaire. Nul ne comprendrait que le PS ne profite pas du rendez-vous de 2010 pour initier ce changement : nos camarades têtes de liste devront se mettre en conformité avec cette nouvelle règle interne dans l’année qui suivra leur (ré)élection et en prendre l’engagement devant les électeurs sitôt investis.

Il ne s’agit pas d’une mode ni d’un gadget, mais de la prise en compte de tendances lourdes de la vie publique. Dans une démocratie chaque jour plus procédurale et technique, les élus ne peuvent multiplier les responsabilités sans effets, à terme, sur l’efficacité ou la proximité. Dans une France en crise, où des millions de Français perdent leur emploi ou craignent de le perdre, le cumul des mandats, des fonctions et des indemnités nourrit les discours anti-élus, anti-démocratie représentative, anti-République au bout du compte. Enfin, le non cumul est l’un des moyens de promouvoir de nouveaux cadres, objectif indispensable à la régénération de notre organisation et que l’UMP a su opérer.

Pour être fidèle à ses valeurs et préparer l’avenir, notre Parti doit veiller à sa propre mixité sociale et générationnelle. C’est une exigence qui s’impose à tous : à ceux qui doivent être des passeurs (ils doivent savoir transmettre) comme à ceux qui aspirent aux responsabilités (ils doivent apprendre avant d’exiger). A chacun de se demander « pourquoi moi ? », avant de penser « pourquoi pas moi? ». En tout état de cause, pour les nouveaux comme pour les aînés, il est temps de penser l’organisation d’un parcours de l’élu qui valorise l’expérience et autorise le changement.

Indispensable à la diversification de nos responsables à tous les échelons, le non cumul conduirait à l’échec s’il se résumait à un trompe-l’œil assurant – appelons un chat un chat – la fausse promotion d’hommes ou de femmes de paille. Le non cumul sera une réussite parce qu’il sera prévu, voulu, assumé, maîtrisé par la direction, parce qu’il permettra l’émergence de nouveaux élu-e-s issu-e-s d’origines et de territoires divers, de nos rangs ou du monde associatif, syndical, culturel ou scientifique.

Il sera un élément de reconquête et de respiration démocratique s’il s’accompagne, dans nos propositions pour 2012, d’un équilibre institutionnel repensé et d’un statut de l’élu clarifié. Des parlementaires et des membres d’exécutif locaux à mandat unique seraient en effet démunis et désarmés, si l’Etat continue à asphyxier financièrement les collectivités territoriales et si le Parlement n’a pas les moyens effectifs d’assumer son rôle de contrôle et d’évaluation de l’exécutif.

Vive la primaire qui fera gagner un(e) socialiste contre Sarkozy

La primaire positive ne consiste pas, pour le PS, à permettre la victoire d’un(e) socialiste contre d’autres, mais la désignation de celui ou celle qui peut non seulement battre N. Sarkozy, mais ensuite présider la République. Attention à ne pas perdre de vue l’objet même de l’élection : élire un président(e) à l’issue de la campagne dans le pays et pas seulement un(e) prétendant(e) à la fin d’un processus du parti…

Cette procédure doit rendre possible tout ce que le précédent de 2006 n’a pas permis : la confrontation des idées (et non des personnes), le débat contradictoire entre les prétendants (et non des échanges faux semblant), la réconciliation entre les participants (et non la culture de leurs antagonismes).

Nous sommes pour une primaire ouverte dans son corps électoral qui désigne le candidat du Parti socialiste, si ce n’est de la gauche – même s’il est évident que le PS ne saurait imposer à ses partenaires ses règles et son agenda. Abordons le sujet en mécaniciens plutôt qu’en théologiens ! La primaire sera une machine à gagner pour le Parti socialiste à deux conditions :

• qu’elles soient un processus de masse avec le corps électoral le plus large possible. En clair, nous souhaitons que jusqu’au jour du vote, tous les citoyens qui le souhaitent, moyennant une participation financière symbolique, puissent participer à la désignation de notre candidat(e). Ce qui fonde la possibilité de voter, c’est l’affirmation publique par l’électeur de sa volonté de voir gagner la gauche en 2012. Concrètement, tout votant peut participer au rendez-vous de la primaire jusqu’au dernier moment, en contrepartie de son engagement à soutenir le vainqueur quel qu’il soit, à participer à la campagne et à figurer sur le comité de soutien national. Nous plaidons non pour un verrou en amont du processus, mais pour une sécurité et une dynamique en aval.

• que les modalités et le calendrier permettent à tous les candidats qui le souhaitent d’y participer. N’exposons pas notre champion(e) aux tirs croisés de la droite des mois durant avant l’échéance finale. Après tout, François Mitterrand ne fut désigné qu’en janvier 1981, soit quatre mois avant l’alternance du 10 mai ! Les primaires ne sauraient être une procédure d’empêchement repeinte des couleurs de la rénovation, ni un ball-trap dont seuls nos adversaires sortiraient gagnants.

Le Parti socialiste, notre force à tous, notre bien commun

Certains voient dans ce processus, massif, ouvert au maximum, la fin du militant et le sacre du sympathisant. C’est une inquiétude légitime qu’il faut prendre au sérieux.

Il y aurait du mépris à réduire le militant à son seul statut de votant – qu’au demeurant il ne perd pas dans ce processus. Militer, ce n’est pas désigner à intervalle régulier de cinq ans ! Au pouvoir, il s’agira pour les adhérents du PS d’accompagner, d’évaluer et, le cas échéant de réorienter la politique mise en oeuvre par un gouvernement à direction socialiste. Dans l’opposition, ils sont indispensables face à la droite – qu’il s’agisse de se mobiliser aux côtés des salariés, de relayer des initiatives comme la défense de la Poste, d’alerter sur un projet de droite dangereux (comme le CPE), de mener des campagnes d’information ou d’adhésion autour de nos propositions, de promouvoir les politiques publiques mises en oeuvre dans nos collectivités-laboratoires, de consolider les liens avec les associations, les mouvements de jeunesse, les forces vives, etc. Le moteur du militantisme tournera à plein régime tant qu’il y aura à se battre pour les libertés, l’égalité, la solidarité, la laïcité, l’internationalisme.

Pas d’engagement sans fierté, pas d’engagement sans clarté ! Parce que nous sommes d’abord des militants, parce que c’est vers nous tous, jeunes ou moins jeunes dirigeants, que se tournent les adhérents dans les sections pour exprimer leurs attentes, leur lassitude, leurs doutes, leurs espérances, nous applaudissons avec eux à la perspective ouverte par Martine Aubry d’une charte éthique. Les militants veulent clairement, résolument, définitivement la fin de tout élément de confusion avec la droite. Moralement déplorable, elle est électoralement mortifère.

Les militants aiment le débat d’idées. Ils nous disent, et nous sommes d’accord avec eux, que donner sa chance au débat, respecter et servir ses idées et son camp, c’est donner la primeur d’une expression politique à nos instances internes plutôt que systématiquement privilégier les vertiges d’un shoot médiatique. C’est pourquoi ils en appellent à un changement d’état d’esprit et de pratiques, qui implique de la part de chacun la transparence dans l’expression et la loyauté dans la décision.

Un fonctionnement clair et solidaire

Pour assurer un fonctionnement lisible et efficace de nos instances, nous préconisons des modalités de congrès différentes et simplifiées.

Supprimons le temps, largement incompréhensible, des contributions. Elles coûtent cher, favorisent une segmentation à l’infini du parti en sous tendances, micro chapelles, sans assurer en rien la clarté des orientations défendues quelques semaines plus tard dans les motions.

Respecter les militants, c’est leur offrir des alternatives claires. C’est pourquoi nous pensons utile de scinder le congrès en deux temps : le premier tour de scrutin départagerait les motions selon la règle de la proportionnelle, base sur laquelle seraient composées nos instances ; le second tour de vote désignerait le Premier secrétaire à l’issue de la confrontation entre les premiers signataires des deux motions arrivées en tête. De cette façon, une synthèse s’opérerait entre la priorité donnée aux idées et la nécessité de les incarner, entre le besoin d’une ligne et celui d’un leader. Celui-ci, pour l’emporter, ne pourrait pas ne pas fédérer sur son nom une orientation politique majoritaire.

Au rituel formel des contributions générales et thématiques une fois tous les trois ans, nous préférons le rythme annuel des conventions thématiques, nourries de travaux préalables et d’amendements, tranchées par des votes des militants sur une série de questions / enjeux. Ainsi, une question serait traitée au fond, travaillée dans toutes les sections et fédérations, et des alternatives claires présentées aux adhérents.

Nous rêvons et nous croyons à un parti de débats et de combats, en phase avec le réel, ouvert et attractif. Nous refusons d’avoir chanté tout l’été et d’être fort dépourvus une fois la bise venue. Avec les militants, nous la voulons avec force notre rénovation d’octobre.

Guillaume Bachelay – Laurent Baumel – Pascale Boistard – Christophe Borgel – Farida Boudaoud – Olivier Dussopt – Alain Fontanel – François Kalfon – Sibeth N’Diaye – Nathalie Perrin-Gilbert – Laurence Rossignol – Sandrine Mazetier – Axel Urgin

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PRPSNous voulons convaincre les Français que le Parti socialiste peut, de nouveau, leur être utile. A quoi ? A en finir avec le sarkozysme qui profite à quelques-uns grâce aux sacrifices de tous les autres. A redonner espoir à tous ceux qui espèrent une alternative et attendent un sursaut de la gauche.

Il y a urgence ! Notre incapacité répétée depuis le 21 avril 2002 à offrir des réponses attractives aux grands problèmes du pays et de l’époque finit par altérer l’idée que le PS est la solution… Bientôt, le rebond et la rénovation, même réels, seront ignorés.

Et quand certains sont abonnés à la critique permanente, c’est tout le travail collectif, celui de nos parlementaires, de nos élus sur le terrain et du parti qui devient inaudible. Les citoyens sont las, les militants aussi. Parce qu’il y a urgence, nous avons décidé de parler ensemble

Qui sommes-nous ? Des femmes et des hommes de trente ou quarante ans, un peu plus, un peu moins, qui se sont engagés au PS un matin d’espoir ou un soir de colère. Pour une autre France, une vraie Europe, un même monde. Contre les inégalités et le cynisme, cet acide de notre temps.

Que sommes-nous ? Sûrement pas des accompagnants du « grand cadavre à la renverse ». Pas davantage des inconscients faisant comme si le parti d’Epinay avait beaucoup plus de crédit que la SFIO qu’il bazarda jadis. Encore moins des enfants qui, au pied du manège des circonscriptions et des mairies, attendent leur tour, pareils à ces générations qui en veulent à la terre entière d’être restée chrysalides.

En réalité, nous sommes des militants ayant vécu trois défaites à l’élection présidentielle. Aujourd’hui, nous animons au quotidien le principal parti d’opposition, lui consacrons notre énergie, commençons à l’incarner. Secrétaires nationaux, responsables fédéraux, élus locaux, nous avons un droit et un devoir. Le droit de l’ouvrir. Le devoir d’agir.

Nous combattons l’idée que le socialisme, en France et ailleurs, serait bon à enterrer. Encore faut-il ne pas s’étonner que l’échec du capitalisme financier ne profite pas à la social-démocratie européenne ! Elle a porté de magnifiques conquêtes : la paix, la croissance, la solidarité, l’élévation du niveau de vie. Mais depuis vingt ans, elle a accompagné le système au lieu de le stopper. Sans nouveau modèle, pas d’avenir pour le PS.

Ce que nous défendons, c’est le parti sans lequel l’alternance restera un doux rêve. Au PS d’être à la hauteur ! La division est notre poison, symbole du quant à soi quand la France se cherche un destin collectif. La transformation est notre défi : mettons tout sur la table, des pratiques militantes aux primaires. Notre démarche, c’est d’abord un autre état d’esprit.

Puisque le temps du projet va maintenant s’ouvrir au sein du PS, nous proposons d’investir trois champs de réflexion et d’action.

- L’éco-développement, ce nouveau modèle économique, social, écologique, éducatif, que la gauche doit porter pour l’après-crise. C’est la synthèse d’une urgence (survivre) et d’une exigence (mieux vivre). Indicateurs de croissance, filières industrielles, gestion des ressources naturelles et de l’énergie, lutte contre les inégalités, aménagement du territoire, temps de vie, tout doit être repensé dans un univers à trois dimensions : capital, travail, nature.

- La démocratie pour combattre la marchandisation. Pouvoir accru des salariés dans les entreprises ; présence de l’Etat et des collectivités locales dans le capital des sociétés aidées ; primat du service public pour accéder à la formation, à la santé, aux transports ; priorité à l’emploi et au logement pour les jeunes, qu’ils habitent le centre des métropoles, les quartiers populaires ou les campagnes ; encadrement du libre échange au plan européen et mondial – les pistes ne manquent pas.

- L’émancipation sans laquelle la gauche est bien pâle. Menacées dans le monde, les libertés et la dignité le sont hélas dans notre pays : présomption d’innocence bafouée, détention provisoire abusive, prisons inhumaines … Il s’agit aussi de constater la montée de l’individu pour définir ses liens, donc ses devoirs, avec le collectif. Face au communautarisme, ayons confiance dans la diversité, la laïcité, la mixité, la parité !

Issus de sensibilités différentes, nous pensons que les divergences sur le fond sont nobles, stimulent le débat, peuvent être tranchées par des votes. Ensemble, nous voulons poser les questions et trouver les réponses.

Cela suppose de préférer ses neurones à son nombril et le collectif au chacun pour soi.

Cela impose de distinguer la gauche et la droite, d’apercevoir les régressions sous les pseudo-réformes, de ne pas confondre « ouverture » et débauchage de ceux qui vont à la soupe.

Ensemble nous prenons un engagement de loyauté : en 2012, nous aurons un(e) candidat(e) à l’élection présidentielle et nous le soutiendrons de toutes nos forces pour qu’advienne le changement.

Cela exige aussi une autre façon de vivre la démocratie élective : au 21ème siècle, un élu du peuple ne saurait cumuler les mandats. A tout vouloir faire, on ne fait rien ou on le fait mal.

Ce travail est engagé depuis plusieurs mois. Martine Aubry a proposé une feuille de route : refondation par le projet, transformation du parti, maison commune de la gauche. Nous voulons contribuer à tracer ce chemin.

Qui sommes-nous ? Des socialistes fiers de l’être et décidés à le rester. Des militants qui pensent qu’un seul quinquennat de l’actuel président serait meilleur pour le pays. Des citoyens de gauche qui voudraient, pour une fois, être « pour » et pas seulement « anti ». Pour une société post-capitaliste. Pour une Europe volontaire. Pour des individus enfin libres. Au fond, pour que nos vies aient un sens.

Les premiers signataires: Guillaume Bachelay, Laurent Baumel, Pascale Boistard , Christophe Borgel, Farida Boudaoud, Emeric Brehier, Olivier Dussopt, Alain Fontanel, François Kalfon, Sandrine Mazetier, Sibeth N’Diaye, Nathalie Perrin Gilbert, Laurence Rossignol, Axel Urgin sont membres du secrétariat national du parti socialiste.

Jean-François Debat Maire de Bourg-en-Bresse

Gwenegan Bui membre du BN du PS, Marc Coatanéa 1er fédéral Finistère, Fabrice Verdier premier fédéral du Gard, Sebastien Denard 1er fédéral Haute Garonne, Jean-Noël Gaultier 1er fédéral Maine et Loire, Gérard Poujade 1er fédéral Tarn, Ghislain Descazeaux 1er fédéral du Tarn et Garonne, Mao Péninou adjoint au maire de Paris, Jérôme Sturla Conseiller Général du Rhône, Maxime Des Gayets adjoint au maire du 2ème arrondissement, Benjamin Ménard, Secrétaire de la section de Trappes…

Pour commenter l’appel « Changeons d’air » c’est ici !

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